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JOURNAL / RÉFÉRENCEMENT

Refonte de site web sans perdre le référencement

Comment refondre un site web au Cameroun sans perdre le référencement déjà acquis : cartographier les URL, rediriger en 301, et garder les pages qui répondent aux recherches.

PAR PUBLIÉ LE ● 6 MIN

Une refonte ne fait pas chuter un site. Ce qui le fait chuter, c’est de changer les adresses, d’effacer des pages utiles et de mettre en ligne sans dire aux moteurs où le contenu est passé. Voici la méthode que nous suivons à Douala pour reconstruire un site sans perdre le référencement déjà acquis, que l’ancien site ait été fait par nous ou par quelqu’un d’autre.

Commencer par un inventaire, pas par une maquette

Avant tout dessin, on exporte la liste des adresses qui existent. Trois sources suffisent, et elles se recoupent :

  • les pages que le site publie déjà, y compris celles qu’aucun menu ne montre ;
  • les pages que Google a déjà vues, via la Search Console si le compte existe, sinon via la commande site: et le sitemap ;
  • les liens que d’autres sites, des signatures d’e-mail ou des cartes de visite citent encore.

Chaque ligne reçoit une décision : on la garde telle quelle, on la fusionne avec une autre, on la redirige, ou on l’abandonne parce qu’elle ne répond à aucune recherche et ne sert aucun visiteur. Cette liste est le cahier des charges de la migration. Sans elle, la maquette décide à la place du référencement.

L’audit dit aussi ce qui est récupérable. Un thème mal posé sur un contenu clair se refait. Un site dont les textes, les photos et les preuves client n’existent pas ne se « refond » pas : il se crée, et il faut le dire avant de chiffrer. C’est le même point de départ que lorsque nous reprenons un site existant.

Garder les adresses qui travaillent déjà

Une adresse visitée est un actif. Elle a été partagée, parfois imprimée, parfois citée par un annuaire ou un article. La changer pour qu’elle « fasse plus propre » jette cet actif. On ne la modifie que dans deux cas : elle est incompréhensible (/page.php?id=42), ou elle porte un mot qui n’est plus vrai.

Quand on la change, la redirection est permanente, une par une, de l’ancienne adresse vers la page qui répond à la même intention. Une redirection globale vers l’accueil ne transmet presque rien : le visiteur et le moteur arrivent sur une page qui ne parle pas de ce qu’ils cherchaient. On vérifie aussi les chaînes : une ancienne adresse ne doit pas rebondir trois fois avant la page finale.

Le site bilingue double le travail, et c’est voulu. Chaque page française a sa jumelle anglaise, et les deux se désignent. Changer un seul des deux chemins casse la paire. Nous décrivons cette façon de construire les pages sur création de sites web.

Ne pas jeter le contenu qui répondait aux recherches

Le design vieillit plus vite que les questions des clients. « Combien coûte une piscine à Douala », « cabinet RH zone CEMAC », « logiciel de caisse hors ligne » : si une page répondait déjà à cette question, la nouvelle page doit y répondre au moins aussi clairement, dès le premier paragraphe. Un habillage plus beau avec un texte plus vague est une régression, même si la maquette plaît en réunion.

On réécrit ce qui est faux, daté ou illisible. On ne réécrit pas pour le plaisir de réécrire. Les titres de page qui décrivent déjà le sujet restent proches de l’original : c’est souvent eux que le moteur affiche, et les changer tous le jour de la bascule brouille le signal.

Les images aussi comptent. Une photo lourde de 4 000 pixels ralentit la page sur un réseau 3G et peut annuler le gain de la refonte. Le budget de poids et les formats sont ceux de notre guide site web rapide sur réseau lent.

Le jour de la mise en ligne

La bascule tient en une séquence courte, répétée de la même façon à chaque projet :

  1. Les redirections sont en place sur l’environnement de préproduction, et un échantillon d’anciennes adresses est testé à la main.
  2. Le nouveau site reprend le même nom de domaine. On ne lance pas la refonte sur un nouveau domaine « en attendant » : deux sites en parallèle se font concurrence.
  3. Le sitemap du nouveau site est soumis, et les anciennes adresses importantes sont inspectées pour vérifier qu’elles renvoient bien vers la nouvelle page.
  4. Les formulaires, le numéro WhatsApp et les e-mails sont testés depuis un téléphone, pas seulement depuis le bureau.
  5. Search Console, si le compte était au nom du prestataire précédent, est transférée au client le même jour. Un outil de mesure qu’on ne possède pas ne sert à rien le mois suivant.

Le dépôt de code, les maquettes et les accès d’hébergement suivent le même chemin : ils sont au nom du client à la livraison. Le cadre est celui des conditions générales.

Les quatre semaines qui suivent

Une refonte propre ne se juge pas le soir de la mise en ligne. Pendant un mois, on regarde trois choses, une fois par semaine :

  • les anciennes adresses qui renvoient encore une erreur, souvent une page oubliée dans un PDF ou une campagne ;
  • les requêtes qui apportaient des visites, pour voir si les nouvelles pages les reçoivent encore ;
  • les pages dont le temps de chargement a empiré, presque toujours à cause d’une image ou d’un script ajouté tard.

Une baisse de quelques jours est banale : les moteurs réexplorent. Une baisse qui dure, concentrée sur une poignée d’adresses, désigne en général une redirection manquante ou un texte trop appauvri. On corrige ces pages-là, on ne relance pas tout le site.

Quand il ne faut pas refondre

Tout site vieillissant n’a pas besoin d’être reconstruit. Si le problème est un texte faux, une photo floue ou un formulaire cassé, on répare. Si le site est introuvable parce qu’il n’a jamais eu de titres ni de sitemap, on pose ces fondations avant de parler maquette. La refonte se justifie quand la structure empêche d’avancer : pages impossibles à modifier, temps de chargement irrécupérable, ou une identité qui ne correspond plus à l’activité.

Le budget suit le périmètre. Dans notre pratique, une refonte avec migration se situe entre 250 000 et 700 000 FCFA, là où un site vitrine neuf part de 200 000 FCFA. Le détail des fourchettes est dans combien coûte un site web au Cameroun. Un audit de deux pages, liste d’adresses et décision pour chacune, évite de payer une reconstruction là où une réparation suffisait.

Demander l’audit avant le devis

Envoyez l’adresse du site actuel et dites ce qui ne va plus : lenteur, pages introuvables, contenu impossible à modifier, image de marque dépassée. Nous répondons sous 48 heures avec ce qui se garde, ce qui se redirige et une fourchette, même si le projet s’arrête là. Le formulaire est sur la page contact. Les études de cas, dont des sites vitrines bilingues déjà en ligne, sont dans les réalisations.

Questions fréquentes

Une refonte fait-elle toujours chuter le référencement ?

Non, si les adresses qui reçoivent déjà des visites sont conservées ou redirigées une à une en 301 vers la page équivalente. La chute vient presque toujours d’URL changées sans redirection, ou d’un contenu utile supprimé.

Quel budget prévoir pour une refonte au Cameroun ?

Chez HuginMboa, une refonte avec migration se situe en général entre 250 000 et 700 000 FCFA, selon le nombre de pages, les langues et ce qui est récupérable. Un audit précède le devis.

Faut-il changer toutes les adresses pour un site « plus propre » ?

Non. Une adresse déjà citée et déjà visitée est un actif. On ne la change que si elle est incompréhensible, et on pose alors une redirection permanente.

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